CONSCIENCE COLLECTIVE

Chronique/Centrafrique, modification de la constitution: Quelle mouche a piqué Faustin-Archange TOUADERA

Vendredi dernier, le président Centrafricain Archange TOUADERA a signé un décret mettent en place un comité de rédaction d’une nouvelle constitution. En toile de cette énième loi fondamentale du pays, la limitation du nombre de mandats. Puisque l’actuelle constitution l’empêche de briquer un 3è mandat, alors autant la sauter purement et simplement.

D’où cette question dans cette chronique : Quelle mouche a piqué TOUADERA ?

Ça y est, en Centrafrique, le président a ajouté une nouvelle couche dans sa volonté de ne pas se contenter de deux mandats. Vendredi, Archange TOUADERA a signé un décret mettant en place un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution.  C’était déjà le vœu des vuvuzelas du système qui ont depuis plusieurs mois, entrepris des manifestations en faveur d’une modification de la loi fondamentale pour permettre à leur champion de faire autant sinon plus que ses voisins immédiats. Leurs prières ne sont pas loin d’être exaucé avec ce décret. Jeudi déjà, nos confrères de Jeune Afrique titraient :  En Centrafrique, qui peut encore empêcher un nouveau mandat de Faustin Archange TOUADERA ? Nous dirons pour notre part qui osera empêcher un 3è mandat à Archange Touadera. Qu’il soit l’une ou l’autre question, apparemment personne ne voudra pour l’instant s’aventurer à défier le professeur président.

Depuis qu’il a décidé de confier son sort à personne d’autre ni même au bon Dieu en dehors de la Russie et de son Wagner, Archange TOUADERA s’est donné des ailes capables de faire sauter l’actuelle constitution qui a mal fait de verrouiller les articles relatifs au nombre et durée du mandat présidentiel.  Quand on se donne comme parrain la Russie où le président a opté pour un pouvoir à l’éternité, et un autre, le Rwanda avec son demi Dieu et poussière, sauter la limitation de mandat n’est que l’ordre normale des choses. Et à Bangui, la capitale de l’ex Oubangui-Chari, l’on ne parle plus d’autres choses que cette constitution flambant neuve Par voie référendaire faut-il le souligner que le président veut doter à son très cher beau pays. Et TOUADERA  peut compter sur les vuvuzelas de la république capable d’aider à tuer le peuple au nom du peuple. Tous les présidents en disposent car suffit-il de gicler quelques billets de banques et la meute se met à votre disposition. Sauf que, pour son intérêt, celui de TOUADERA bien sûr, tous les présidents déchus en ont disposé à souhait. Mais ils ont été évincé du trône.  David Dako, Jean Bedel Bokassa, Ange Félix Patassé, François BOZIZE. Une  constitution somme toute personnalisée payée à des milliards puisque par referendum. Comme si c’était la principale préoccupation de cet autre pays, dernier des rangs où plus de 60% de la population vit grâce à l’assistance humanitaire.

Pour un professeur d’université, qui continue d’ailleurs d’enseigner pour dit-on donner l’exemple, cela parait pour le moins ridicule. Qu’est-ce ceux qui ont modifié leurs constitutions ont gagné que TOUADERA pourrait perdre. Autrement, qu’est-ce que Obama ou Good Luck Jonathan ont perdu que lui Archange n’a pas envie de perdre. A un certain moment donné il faut que les périmètres présidentiels redescendent sur terre pour voir la véritable préoccupation des peuples dont on dit qu’ils ne veulent que leur bien. C’est vrai que s’éterniser au pouvoir est la chose la mieux partagée dans cette partie du continent mais quand on a la chance de faire deux mandats dans un pays exsangue et instable comme un château de sable, on doit avoir la lucidité et la courtoisie d’aller continuer ses cours à l’université et donner une chance à la démocratie pour ce pays qui n’a nagé qu’en eau trouble jusqu’ici.  Mais non. En Afrique, ce qui a tué Maclacla  doit tuer également Macloclo. Archange TOUADERA, comme la grenouille du marigot, veut voir la dernière goutte d’eau. Sauf que le jusqu’au boutisme de la grenouille lui coûte la plus part du temps. Attention au retour des Celekas et autres anti balakas.

 Un président qui aime son peuple jure. Il ne parjure pas.

Mais bon, Vive les 3è mandats pour que vive l’impérialisme. Celui d’à domicile bien sûr

A bientôt

Issa BADINI

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